Quelles sont les étapes clés pour devenir plombier ?

Pourquoi devenir plombier ? Que vous soyez en CAP, en bac pro ou déjà sur les chantiers et que vous souhaitiez compléter votre formation, la plomberie reste une valeur sûre pour trouver du travail.
Suivre un parcours structuré est essentiel pour bien se former et lancer son activité. Devenir plombier ne se limite pas à réparer une fuite : il faut choisir la bonne formation, maîtriser les normes du métier et, en cas d’installation, être en règle sur l’administratif et les assurances. Voici les étapes à suivre.
1. Se former et obtenir le bon diplôme pour devenir plombier
Choisir la bonne formation est la première étape pour réussir dans le métier de plombier. Que vous soyez débutant, en reconversion professionnelle ou que vous souhaitiez vous spécialiser, devenir plombier implique d’acquérir des compétences techniques solides et un diplôme reconnu.
Comment devenir plombier en tant que débutant ?
Si vous débutez, un CAP reste la voie de référence pour exercer en plomberie (sanitaire, évacuation, alimentation, assemblages, lecture de plans, sécurité, mise en service). L’alternance est un vrai plus pour monter en compétence plus vite :
- CAP Monteur en installations sanitaires
- CAP Monteur en installations thermiques (si vous visez aussi le chauffage)
Comment devenir plombier en reconversion ?
Si vous venez déjà du bâtiment, l’objectif est de valider et compléter vos compétences sans repartir de zéro. Pour devenir plombier en reconversion, une formation pour adultes ou une VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) peut être envisagée selon votre parcours. Le choix du diplôme dépend de votre niveau et de votre projet professionnel :
- Un titre professionnel installateur sanitaire
- Un titre professionnel installateur thermique et sanitaire
- Une validation des acquis de l’expérience (VAE) si vous avez déjà de l’expérience terrain
Comment se spécialiser et devenir plombier chauffagiste ?
Vous êtes déjà plombier ou professionnel du bâtiment et souhaitez élargir votre champ d’intervention. Pour développer votre activité, vous pouvez devenir plombier chauffagiste et intervenir aussi bien sur le sanitaire que sur les installations de chauffage. La formation doit couvrir ces deux volets, avec une part importante de pratique pour être rapidement opérationnel :
- CAP Monteur en installations thermiques (en complément du sanitaire)
- Bac pro TMSEC
- Bac pro ICCER
- BP Monteur en installations du génie climatique et sanitaire
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2. Maîtriser les normes DTU indispensables en plomberie
Sur un chantier, une installation peut fonctionner immédiatement tout en étant non conforme. En plomberie, ce type d’écart se traduit souvent par des désordres rapides : micro-fuites, mauvaises évacuations, remontées d’odeurs, dégâts des eaux et, à la clé, contestations ou litiges.
Les DTU plomberie (Documents Techniques Unifiés) fixent précisément les règles de l’art : conditions de mise en œuvre, choix des matériaux, pentes, ventilation, fixations, traversées, etc. Si vous intervenez en tant qu’indépendant, c’est un point central car en cas de sinistre, la conformité aux DTU est l’un des premiers éléments vérifiés.
💡 Les experts et les assureurs en décennale s’appuient sur les DTU pour apprécier la conformité des travaux. En cas de non-respect des règles de l’art, l’indemnisation peut être refusée si la non-conformité est à l’origine du sinistre.
3. Créer son entreprise pour devenir plombier à son compte
Une fois prêt à vous installer, le choix du statut juridique devient une étape structurante. Deux options reviennent le plus souvent au démarrage :
L’entreprise individuelle
L’entreprise individuelle, notamment sous le régime de la micro-entreprise, permet de devenir auto-entrepreneur plombier avec des démarches rapides, une création simplifiée et une gestion allégée. Les cotisations sociales sont calculées sur le chiffre d’affaires encaissé, ce qui facilite le lancement de l’activité.
Ce statut est adapté pour démarrer seul et tester son projet, mais il peut rapidement limiter le développement de l’activité, notamment en raison des plafonds de chiffre d’affaires et d’un accès plus restreint à certains chantiers ou clients professionnels.
La société
Créer une société (EURL, SASU) pour devenir plombier, implique un cadre plus structuré et davantage d’obligations de gestion, mais c’est souvent le choix le plus adapté pour viser des chantiers plus importants, travailler en sous-traitance, embaucher ou contractualiser régulièrement avec des entreprises, des syndics ou des promoteurs.
Ce statut permet également de mieux anticiper la croissance de votre activité de plombier indépendant et de sécuriser votre développement à long terme.
💡 Choisissez votre statut en fonction de votre trajectoire à 6/12 mois. Il est courant de démarrer en micro-entreprise, puis d’évoluer vers une structure plus adaptée lorsque l’activité se stabilise, que le recrutement devient nécessaire ou que vous souhaitez investir dans votre développement.
4. Lancer son activité de plombier et trouver ses premiers clients
Trouver des clients nouveaux est souvent l’un des principaux défis au démarrage.
Le levier le plus efficace reste le réseau de proximité : autres artisans, petites entreprises du bâtiment, agences immobilières, syndics, gestionnaires de biens ou commerçants locaux.
💡 Lorsqu’un plombier est fiable et réactif, il devient rapidement le contact privilégié.
En parallèle, soignez votre visibilité locale : une fiche Google Business Profile complète, des photos de chantiers, une zone d’intervention clairement définie et une disponibilité téléphonique réelle.
💡 La réactivité fait souvent la différence, y compris sur des demandes simples, car beaucoup de chantiers se décident au premier professionnel joignable.
5. S’assurer en plomberie : la garantie décennale obligatoire
Dès que vous intervenez sur des ouvrages liés au bâti, l’assurance décennale plombier est obligatoire. Elle doit être souscrite avant le démarrage de vos chantiers, quel que soit votre statut juridique.
💡 Sans assurance décennale, vous prenez le risque d’être condamné à 6 mois d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.
Cette assurance vous couvre pendant 10 ans après la réception des travaux en cas de dommage affectant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à son usage, par exemple un défaut d’installation à l’origine d’un dégât des eaux ou d’une malfaçon structurelle.
👋 Chez Orus, vous pouvez choisir une formule adaptée au lancement de votre activité, y compris une assurance décennale sans expérience.
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