Devenir carreleur : quelles étapes pour se lancer et exercer en règle ?

Métier manuel et technique, le carrelage est indispensable aussi bien en construction qu’en rénovation. Pose de sols, faïence, terrasses, salles de bain : les besoins sont constants. Devenir carreleur offre donc de réelles perspectives d’emploi, que ce soit en tant que salarié ou à son compte.
Mais poser du carrelage ne se limite pas à l’esthétique. Il faut maîtriser les supports, les règles de mise en œuvre, les normes et, en indépendant, être en règle sur le plan administratif et assurantiel. Voici les étapes essentielles pour devenir carreleur dans de bonnes conditions.
1. Se former et acquérir les bases du métier
Comment devenir carreleur quand on débute ?
Si vous débutez, la formation reste la voie la plus sécurisante pour acquérir les fondamentaux : préparation des supports, calepinage, découpes, colles et mortiers, joints, lecture de plans et finitions.
Voici les formations les plus courantes :
- CAP Carreleur mosaïste
- Bac pro Aménagement et finition du bâtiment
- Titre professionnel carreleur
💡 L’alternance est un vrai atout pour développer rapidement les compétences terrain et être reconnu dans le métier de carreleur.
Devenir carreleur sans diplôme : est-ce possible ?
Oui, devenir carreleur sans diplôme est possible, notamment par l’expérience. En revanche, cela implique de pouvoir prouver vos compétences, notamment en cas de contrôle ou de sinistre.
Voici les deux solutions principales :
- accumuler une expérience significative en tant que salarié,
- passer par une VAE pour faire reconnaître officiellement votre savoir-faire.
💡 Sans diplôme, votre crédibilité en tant que carreleur repose sur l’expérience réelle et la qualité des chantiers que vous avez pu réalisés.
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2. Se former aux normes et aux règles du carrelage
Un carrelage peut sembler correctement posé tout en étant non conforme. Les désordres apparaissent souvent plus tard : décollement, fissures, infiltrations ou défauts d’étanchéité, notamment en pièces humides.
Maîtriser les règles professionnelles et les DTU applicables au carrelage est indispensable pour travailler dans les règles de l’art et sécuriser votre activité.
💡 En cas de sinistre, les experts s’appuient sur la conformité aux normes pour déterminer la responsabilité de l’entreprise. Votre assurance décennale carreleur peut refuser de vous indemniser si vous ne respectez pas ces règles.
3. Créer son activité : indépendant, auto-entrepreneur ou société
Une fois formé, se pose la question du choix du statut juridique.
Devenir auto-entrepreneur carreleur
La micro-entreprise permet de devenir auto-entrepreneur carreleur rapidement, avec des démarches simplifiées et une gestion allégée. C’est une solution adaptée pour démarrer seul et tester son activité.
💡En revanche, ce statut peut limiter le développement à moyen terme (plafonds de chiffre d’affaires, accès limité à certains marchés).
Créer sa société en tant que carreleur
Pour viser des chantiers plus importants, travailler avec des professionnels ou recruter, il est souvent préférable de devenir carreleur indépendant via une société (EURL, SASU).
Ce cadre est aussi celui qui correspond le mieux à l’installation durable pour devenir artisan carreleur, avec une activité structurée et pérenne.
💡 Le bon choix de statut dépend de votre vision à moyen terme, pas seulement du démarrage.
4. Trouver des clients et développer son activité
Le lancement repose beaucoup sur le réseau local pour trouver des clients en tant qu’artisan.
Voici nos conseils pour démarrer :
- s’associer avec les autres artisans du bâtiment (plombiers, maçons, plaquistes),
- s’enregistrer chez les agences immobilières et syndics,
- faire du bouche-à-oreille et demandez des recommandations,
- misez sur une visibilité locale (Google Business Profile, photos de chantiers, avis clients).
💡 Un carreleur fiable, ponctuel et soigné devient rapidement un intervenant privilégié, notamment sur les rénovations et les pièces humides.
5. Assurances : une étape incontournable pour devenir carreleur
Dès que vous intervenez sur des ouvrages liés au bâti, la garantie décennale est obligatoire. L’assurance décennale carrelage couvre pendant 10 ans les dommages qui rendent l’ouvrage impropre à son usage (décollement, infiltrations, défaut d’étanchéité).
Le prix de votre assurance décennale carrelage sera fixé en fonction :
- de votre expérience,
- de votre chiffre d’affaires,
- des types de travaux réalisés (sols, murs, pièces humides, extérieur).
Une assurance adaptée est indispensable pour travailler sereinement et accéder à certains chantiers professionnels.
⚠️ Sans assurance décennale, vous risquez jusqu’à 6 mois d’emprisonnement et 75 000 € d’amende, en plus d’une responsabilité financière personnelle en cas de sinistre.
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