Devenir menuisier : quelles sont les étapes clés pour se lancer ?

Pourquoi devenir menuisier ? Métier manuel, technique et polyvalent, la menuiserie offre de réelles perspectives d’emploi, aussi bien en construction qu’en rénovation. Que vous soyez en formation initiale, en reconversion ou déjà sur les chantiers, devenir menuisier ne s’improvise pas.
Choisir la bonne formation, travailler dans le respect des règles du métier et, si vous vous installez, être en règle sur le plan administratif et assurantiel : voici les étapes essentielles pour construire une activité solide et durable.
1. Se former et choisir la bonne formation pour devenir menuisier
Comment devenir menuisier quand on débute ?
Si vous débutez, la voie classique reste la formation diplômante, qui permet d’acquérir les bases indispensables : lecture de plans, pose, réglages, choix des matériaux, finitions et sécurité.
👉 Quelle formation pour devenir menuisier ?
Les diplômes les plus courants sont :
- CAP Menuisier fabricant
- CAP Menuisier installateur
- Bac pro Technicien menuisier-agenceur
💡L’alternance est particulièrement recommandée pour développer rapidement les compétences terrain et faire connaître son nom dans le métier.
Devenir menuisier à 40 ans : est-ce possible ?
Oui. Devenir menuisier à 40 ans est une reconversion fréquente, notamment chez les profils issus du bâtiment ou de métiers manuels.
Dans ce cas, l’objectif est de se former efficacement sans repartir de zéro. Voici les formations les plus adaptées pour votre profil :
- Le titre professionnel menuisier installateur,
- La formation adulte accélérée,
- La validation des acquis de l’expérience (VAE) si vous avez déjà une expérience dans un métier annexe.
💡 En reconversion, la crédibilité repose autant sur la formation que sur la capacité à démontrer une vraie maîtrise du terrain.
Comment devenir charpentier-menuisier ?
Pour élargir votre champ d’intervention, vous pouvez aussi vous orienter vers un profil mixte. Comment devenir charpentier-menuisier ? En choisissant une formation qui couvre à la fois les ouvrages de structure bois et les éléments de menuiserie.
Il y a plusieurs parcours possibles, notamment via :
- Un CAP Charpentier bois avec une spécialisation menuiserie,
- Un Bac pro Technicien constructeur bois,
- Des formations complémentaires en ossature bois et menuiserie extérieure.
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2. Se former aux normes et aux règles du métier
Une menuiserie peut sembler fonctionnelle tout en étant non conforme. En pratique, les désordres apparaissent souvent plus tard : infiltrations, défauts d’étanchéité, problèmes d’isolation ou litiges avec les clients.
C’est pourquoi il est indispensable de maîtriser les normes de référence, notamment le DTU menuiserie, qui encadre les règles de pose, de fixation et d’étanchéité.
Les interfaces avec d’autres lots, comme l’isolation et notamment le DTU isolation intérieure, doivent également être anticipées pour garantir la cohérence globale de l’ouvrage.
💡 En cas de sinistre, ce sont ces référentiels techniques qui servent de base aux expertises.
3. Créer son activité pour devenir artisan menuisier
Une fois que vous êtes formé, comment vous installer ? Devenir artisan menuisier implique de choisir un statut juridique adapté à votre projet.
La micro-entreprise
La micro-entreprise permet de démarrer rapidement, avec une gestion simplifiée et des charges proportionnelles au chiffre d’affaires. Elle convient bien pour tester l’activité ou démarrez sans perspective de développement immédiat.
💡En revanche, ce statut peut rapidement devenir limitant en cas de chantiers importants, de sous-traitance ou de clientèle professionnelle.
L’entreprise (EI, EURL, SASU)
Créer une entreprise individuelle ou une société offre un cadre plus structuré. C’est souvent le choix le plus pertinent pour développer une activité stable, investir dans du matériel, recruter ou travailler régulièrement avec des promoteurs, architectes ou syndics.
💡 Le bon choix du statut est celui qui correspond à votre vision à moyen terme, pas uniquement à vos premiers mois d’activité.
4. Trouver des clients et développer son activité
Trouver des clients est un enjeu clé au lancement. Pour vous lancez nous vous conseillons :
- de vous associez avec le réseau local (artisans, entreprises générales, architectes),
- de vous enregistrez auprès des prescripteurs (agences immobilières, syndics, gestionnaires de biens),
- de développer votre visibilité locale (Google Business Profile, photos de réalisations, avis clients).
💡 Un menuisier fiable, ponctuel et joignable devient rapidement un partenaire de confiance.
Au-delà de la visibilité, le bouche-à-oreille repose sur la qualité d’exécution et le respect de la sécurité des chantiers, élément de plus en plus scruté par les donneurs d’ordre.
5. Assurances : une étape incontournable
Dès que vous intervenez sur des ouvrages liés au bâti, l’assurance décennale pour un menuisier est obligatoire si vous êtes indépendant. Elle doit être souscrite avant le démarrage des chantiers.
Elle couvre pendant 10 ans les dommages qui rendent l’ouvrage impropre à son usage ou affectent sa solidité (infiltrations, défauts de pose, problèmes d’étanchéité).
💡 Sans assurance décennale, vous vous exposez à des sanctions pénales pouvant aller jusqu’à 6 mois d’emprisonnement et 75 000 € d’amende.
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